Après
avoir répondu lui-même à
un grand nombre de lettres provenant de correspondants
de plusieurs pays et continents, le Maître,
mettant à exécution son projet
de m'enseigner les exercices ou rites pour obtenir
le rajeunissement du corps et la guérison
de toute maladie, commença en ces termes
:
« Il est nécessaire de savoir qu'il
y a, dans le corps humain, dans l'organisme
cellulaire, certains chakras qui concernent
tout spécialement, de façon spécifique,
la vitalité organique ; ce sont des genres
de vortex par où pénètre
le Prana, la vie, dans notre organisme.
Le
premier de ces chakras ou vortex est situé
dans la région occipitale ; le second
dans la région frontale ; le troisième,
c'est le vortex laryngien, situé dans
la gorge ; le quatrième, c'est le vortex
hépatique ; le cinquième, le vortex
prostatique ; il en existe deux autres, situés
dans les genoux. Ce qui fait sept en tout.
Ces
sept chakras ou vortex sont fondamentaux, je
le répète, pour la vitalité
de l'organisme physique : c'est par eux qu'entre
le Prana, la vie, dans le corps vital, ils constituent
l'assise de toute la vie organique.
Le
centre laryngien, par exemple, est en correspondance,
en relation avec le prostatique ; c'est pour
cela qu'il faut faire attention à la
voix, à la parole. Il faut éviter
soigneusement les sons criards, ou la voix trop
basse ; si nous observons attentivement la vie
de beaucoup de vieillards décrépits,
nous pourrons facilement constater qu'ils émettent
un certain nombre de sons, disons, criards ;
cela altère leur puissance sexuelle,
ou même indique leur impuissance. De même,
les sons trop graves, caverneux, altèrent
aussi la puissance sexuelle. La voix de l'homme
doit donc être maintenue dans la moyenne
normale, et la voix de la femme ne doit pas
être non plus ni trop basse ni trop criarde,
car ceci altère la puissance sexuelle,
à cause de l'étroite relation
existant entre le larynx proprement dit et le
centre sexuel.
On
pourra argumenter que la femme n'a pas de prostate,
et c'est vrai, mais elle a quand même
le chakra prostatique, qui est en relation avec
l'utérus et joue chez elle un rôle
très important, aussi important que le
chakra prostatique chez l'homme. Nous connaissons
déjà l'importance de l'utérus
chez la femme. Le chakra prostatique pourrait
donc être appelé, lorsqu'il s'agit
de la femme, le chakra utérin.
Après
ce bref préambule, nous allons, pour
le bien de nos frères gnostiques, raconter
une histoire qui est d'une grande importance
pour comprendre la portée exacte des
exercices que nous donnerons.
Il
y a de cela quelque temps vivait en Inde un
colonel anglais retiré du service militaire
actif ; il était âgé d'environ
soixante-dix ans et il avait un jeune ami. Ce
colonel entendit parler d'une lamaserie, qui
se trouvait au Tibet, où les gens rajeunissaient,
où plusieurs entraient vieux et en ressortaient
jeunes.
Mais
je te raconterai tout cela de façon précise
un peu plus loin ; pour le moment, laisse-moi
t'expliquer un peu la raison d'être de
ces six rites qui rendent possible le retour
à la jeunesse, ce que cherchait précisément
le colonel anglais.
La
première chose que nous devons faire
c'est de chercher la santé, parce qu'un
corps sain est prêt à tout, il
supporte tout et il répond instantanément
lorsqu'on exige de lui un travail matériel
ou spirituel.
La
première chose à faire, donc,
c'est de bien prendre soin de notre corps et
de le maintenir vigoureux durant toute notre
vie ; on doit le garder en bonne condition,
car que pourrait-on faire avec un corps malade
?.
L'ésotériste,
l'initié, ne peut se permettre d'être
malade, il ne doit jamais être malade,
les maladies, les problèmes épineux,
les tourments, sont pour les personnes qui ne
sont pas sur le chemin réel. Celui qui
marche sur le sentier ne doit être ni
décrépit ni malade, il n'y a pas
de doute là-dessus.
Il
existe, ainsi, une série très
importante d'exercices ésotériques.
Dans l'Esotérisme, on a beaucoup parlé,
par exemple, sur le Kundalini Yoga, sur le Viparita
Karani Mudra, beaucoup de choses ont été
dites sur les derviches dansants ou derviches
tourneurs.
Au
Pakistan, en Inde, etc., il y a des derviches
qui connaissent et accomplissent des danses
merveilleuses au moyen desquelles ils éveillent
certains pouvoirs, développent certains
chakras.
Il
est urgent de connaître tout cela, si
l'on veut avoir un corps jeune et le garder
jeune, si l'on veut développer ses chakras
: nous allons donc voir cette série d'exercices.
Les
jeunes n'apprécient pas la valeur de
la jeunesse parce qu'ils sont jeunes, mais les
vieillards, eux, apprécient cette richesse
inestimable qu'est la jeunesse, cette jeunesse
qu'ils n'ont plus ; cependant, avec ces six
rites que nous allons donner à pratiquer,
un vieillard peut rajeunir. Il est certain qu'avec
ces rites une personne jeune pourra se maintenir
jeune, et un vieillard pourra recouvrer la jeunesse.
Grâce
à ces pratiques, n'importe quelle personne
pourra se guérir de ses propres maux
et maladies. Nous verrons, entre autres, le
Mayurasana, la posture à genoux, la posture
de la Table, que nous pouvons observer dans
certaines ruines sacrées, etc.
Il
s'agit d'une synthèse d'exercices ésotériques
qui se retrouvent en Inde et en Perse, au Pakistan
et au Turkestan, au Yucatan et sur la terre
des Aztèques.
J'ai
vu sur le sujet un certain nombre d'ouvrages,
mais aucun n'enseignait de façon suffisamment
complète et équilibrée
la manière exacte de procéder.
Ainsi donc, ce que je vais t'enseigner est très
important et tu devras le communiquer à
tous les frères du mouvement gnostique.
D'abord, pour que les vieux redeviennent jeunes
: des hommes de soixante-dix ans, par exemple,
pourront se transformer en personnes qui ne
paraîtront pas plus de trente-cinq ou
quarante ans. On me demandera peut-être
pourquoi je ne me suis pas occupé de
cela pour moi-même : tout simplement parce
que je n'étais pas intéressé
à conserver mon corps physique ; mais
à présent que je sais que je dois
conserver ce corps pour un temps indéterminé
afin de pouvoir initier l'Etre du Verseau, il
va de soi qu'il me faut pratiquer ces exercices.
Une
fois, j'ai pris connaissance d'une publication
qu'on m'avait envoyée de Costa Rica,
laquelle expliquait ces rites, car ces rites
ne sont pas le patrimoine exclusif de ceux-ci
ou de ceux-là, il y a certaines lamaseries
dans les Himalayas et ailleurs où l'on
pratique ces rites, surtout dans une lamaserie
qui a pour nom la Fontaine de Jouvence, mais,
bien entendu, je n'ai pas trouvé dans
la publication tous les renseignements sur les
nombreux exercices que l'on pratique là-bas.
J'ai
recueilli des éléments d'information
très pertinents dans cette même
lamaserie que je connais très bien, et
je connais aussi d'autres écoles en Inde
qui ont ces renseignements, on n'a qu'à
prendre la peine de parcourir un peu le Turkestan,
la Perse, le Pakistan, etc., pour y apprendre
ce qu'on a besoin de connaître sur les
derviches dansants ou tourneurs, etc.
Il
faut méditer sur ces rites, sur ce que
symbolise, par exemple, être à
genoux ; les enfants pratiquent inconsciemment
certains exercices.
Enfin,
j'ai lu, dans cette publication qu'on m'avait
envoyée, une histoire très intéressante.
Je veux te raconter cette histoire du colonel
anglais, pour que tu te fasses une idée
très précise et complète
sur les bienfaits que l'on peut retirer des
exercices que je vais t'enseigner.
Dans
cette revue dont j'ai parlé, on relatait
l'histoire de ce colonel anglais de soixante-dix
ans, démobilisé là-bas
en Inde ; il avait appris que quelque part au
Tibet existait une lamaserie où les gens
pouvaient rajeunir, et il invita un ami qu'il
avait à l'accompagner. Cet ami était
jeune, et il ne fit pas grand cas des propos
du vieillard, demandant pourquoi, dans quel
but, lui qui était jeune, irait se mettre
à la recherche d'un endroit où
l'on peut rajeunir.
Le
jour du départ du pauvre vieillard, son
jeune ami, comme on peut s'en douter, s'amusa
pas mal de voir ce petit vieux de soixante-dix
ans, bâton à la main, le crâne
chauve, à part quelques rares cheveux
blancs, très décrépit,
partir en direction des Himalayas à la
recherche de la jeunesse. Le jeune ami pensait
: « qu'il est drôle ce pauvre vieux,
non content d'avoir vécu sa vie, il veut
la revivre encore une autre fois ». Il
le regarda s'en aller et il ne put s'empêcher
de rire.
Quatre
mois s'étaient écoulés,
environ, lorsque le jeune ami reçut une
lettre du vieux colonel, où celui-ci
l'informait qu'il était déjà
sur la piste de cette lamaserie appelée
la Fontaine de Jouvence, ce qui, naturellement,
fit bien rire le jeune homme, et les choses
en restèrent là.
Chose
certaine c'est que, quatre ans plus tard, il
arriva quelque chose qui ne prêtait plus
à rire : quelqu'un se présenta
chez le jeune homme, frappa à sa porte,
celui-ci alla ouvrir, « oui, que désirez-vous
? ». Le nouvel arrivé, qui paraissait
avoir entre trente-cinq et quarante ans, dit
: « Je suis le colonel un tel ».
«
Ah ! bon, dit le jeune homme, vous êtes
le fils du colonel qui est parti quelque part
dans les Himalayas ? ». « Non !,
Non !, lui répondit l'homme, je suis
le colonel lui-même ». « Mais
ce n'est pas possible, voyons, je connais personnellement
le colonel, c'est mon ami et c'est un vieil
homme, et vous, vous n'êtes pas vieux
». « Je le répète,
je suis le colonel, je vous ai écrit
une lettre, quatre mois après mon départ,
vous annonçant que j'avais fini par trouver
la piste de la lamaserie », et il montra
ses papiers au jeune homme qui n'en crut pas
ses yeux.
Le
colonel s'était donc rendu dans les Himalayas,
où il avait déniché la
lamaserie qui portait le nom de la « Fontaine
de Jouvence », et il y avait rencontré
beaucoup de jeunes gens avec lesquels il s'était
lié d'amitié. Il n'y avait là
aucun vieillard, tous étaient jeunes,
le seul vieillard c'était lui, les autres
étaient des personnes de trente, trente-cinq
ou quarante ans. Mais plus tard, dans les entretiens
amicaux qu'il eut avec plusieurs, il découvrit
que tous avaient plus de cent ans, c'est-à-dire
qu'ils étaient tous plus âgés
que lui, mais aucun n'avait l'apparence d'un
vieillard. Le colonel en fut, évidemment,
tout abasourdi, et sans tarder il se soumit
à la discipline ésotérique
de la lamaserie et réussit à reconquérir
la jeunesse.
Ce
récit, je l'ai pris dans cette publication
qu'on m'a envoyée, mais je connais personnellement
cette lamaserie, j'y suis allé, c'est
un édifice assez grand, avec de grandes
cours pavées, dans l'une travaillent
les hommes, et dans une autre cour travaillent
les femmes initiées. Il y a, dans cette
lamaserie, non seulement des femmes tibétaines
initiées, mais aussi des anglaises, des
françaises, des allemandes et des femmes
d'autres pays d'Europe.
Je
connais depuis les temps anciens tous les exercices
qui sont enseignés là-bas.
J'ai
appris des Mahométans les mouvements
tourbillonnants qu'exécutent, comme je
l'ai déjà dit, les derviches tourneurs,
et qui constituent une partie des aspects ésotériques
de la religion musulmane. Quant à la
position à genoux, c'est celle de la
mystique ésotérique, qui y a joint
des mouvements techniques spéciaux. La
posture de la Table se retrouve au Yucatan.
La position que certains appellent la posture
du « petit lézard », qui
est un exercice pour faire partir la «
bedaine », peut être retrouvée
dans des documents d'origine hindoue, dans le
Kundalini Yoga : on l'appelle tout simplement
Mayurasana. La position couchée sur le
dos avec les jambes en l'air est largement répandue,
elle est connue partout sous le nom de Viparita
Karani Mudra ; nous la retrouvons dans plusieurs
textes sacrés.
Et
il y a enfin le fameux Vajroli Mudra qui sert
pour la transmutation sexuelle des célibataires,
tout en étant aussi d'une grande utilité
pour ceux qui travaillent dans le Sahaja Maïthuna.
Cette
série d'exercices n'est donc pas la propriété
exclusive d'une seule personne ; on a écrit,
comme je l'ai dit, beaucoup d'ouvrages sur cela,
mais rares sont ceux qui connaissent la partie
ésotérique derrière ces
exercices.
Je
connais bien cet aspect ésotérique,
non seulement par ce qu'en a dit la publication
de Costa Rica ou beaucoup d'autres que j'ai
parcourues et qui parlaient de ces exercices,
mais depuis très très longtemps,
je le connais, concrètement, depuis la
Lémurie, car j'ai pratiqué intensément,
par exemple, le Viparita Karani Mudra lorsque
je fus réincarné dans le continent
de la Lémurie, ou de Mu, et je sais depuis
lors qu'il a une grande importance.
Je
vais à présent t'enseigner la
partie pratique ; tu pourras ensuite enseigner
aux frères du mouvement gnostique tout
ce que tu auras appris ici, au Siège
Patriarcal de l'Association, à Mexico,
et je serais très heureux, cela me ferait
une grande joie si tous apprenaient les six
rites que je vais t'enseigner, car ce sont indubitablement
six rites, il ne s'agit pas, dans ce que je
vais t'enseigner, d'une simple culture physique,
non.
Les
lamas qui travaillent dans cette lamaserie appelée
la Fontaine de Jouvence pratiquent ces rites
en les associant étroitement avec la
prière. Ils effectuent ces rites sur
un petit tapis, assez grand pour qu'ils puissent
y exécuter leurs exercices, s'agenouiller,
s'asseoir, s'allonger, etc., et à chaque
position ou asana ils joignent la méditation,
la prière, c'est-à-dire qu'à
chaque changement de position correspond une
intensification de la concentration et de l'ardeur
mystique.
La
Divine Mère Kundalini est l'objet central
de toute Sadhana : lorsqu'on effectue ces pratiques
et qu'on est dans un état de parfaite
concentration, qu'on est en prière, on
doit implorer, supplier la Divine Mère
de combler notre besoin le plus pressant ; par
son intermédiaire on peut prier le Logos,
elle intercède auprès du Logos,
elle demande, supplie, elle a un grand pouvoir.
On
la supplie, elle, la Divine Mère, d'intercéder
pour nous auprès du Troisième
Logos, de supplier le Logos qu'il nous accorde
la guérison, l'éveil de la Conscience,
l'éveil de tel ou tel chakra, etc. Chaque
position est différente et implique une
intensification de la supplique, de la demande,
de la prière ; dans ces pratiques de
méditation, de concentration et de supplication,
on demande à sa Divine Mère Kundalini
qu'elle invoque pour notre propre compte son
divin époux, le divin Troisième
Logos, le très sacré Esprit-Saint,
car, comme nous le savons, l'époux de
la Divine Mère est l'Esprit-Saint.
Il
faut donc prier et supplier intensément
notre Mère Divine pour qu'elle supplie
et prie son divin époux de nous guérir,
de nous soulager de n'importe quelle maladie
ou infirmité qui nous afflige ; elle,
alors, se concentrera sur le Logos, son époux,
l'Archihiérophante ou Archimage, comme
on l'appelle, pour qu'il vienne guérir
tel ou tel organe malade qui nous empêche
de donner le rendement que nous devrions donner
sur la voie.
A
ce moment-là, on doit s'identifier avec
le Logos, avec l'Esprit-Saint et, de façon
terrible, impérieuse, ordonner à
l'organe malade de guérir en disant :
« Guéris, guéris, guéris,
travaille, travaille, travaille ! ». On
parlera à cet organe avec une grande
foi, avec énergie, avec ferveur, et l'organe
devra forcément guérir.
Il
faut se concentrer résolument sur chaque
cellule de l'organe qui est malade, sur chaque
molécule, chaque atome, chaque électron
de cet organe, en leur donnant l'ordre de travailler,
de guérir, et on sera profondément
concentré sur le Logos, parfaitement
identifié avec le Saint-Esprit, au moment
où l'on effectuera la guérison,
où l'on soignera l'organe malade : si
l'on fait ainsi, cet organe guérira,
il n'y a pas de doute là-dessus.
Ainsi
donc, nous recommandons à chacun d'apprendre
à se guérir lui-même. Grâce
à la force de l'Esprit-Saint, on peut
arriver à se guérir soi-même,
à soigner n'importe quelle maladie. C'est
très triste, très pénible
d'être malade, de vivre malade, et celui
qui marche sur le sentier, je le répète,
n'a pas de raison d'être malade.
Grâce
à ces exercices, donc, d'une part on
guérit l'organisme, et d'autre part on
développe les chakras. Il y a des chakras
extrêmement importants, celui de la région
occipitale, par exemple, qui est une porte par
où les forces entrent dans l'organisme,
ou le chakra frontal qui est une autre porte
par où les forces vitales pénètrent
dans l'organisme, lorsque l'on développe
ces chakras.
Le
centre laryngien est, comme je te l'ai déjà
dit, en relation intime avec le chakra prostatique
qui est le chakra du sexe et que l'on retrouve
aussi bien chez l'homme que chez la femme ;
les deux chakras, le prostatique comme le laryngien,
sont importants pour la santé de l'organisme.
Il y a aussi le chakra hépatique, tu
sais que le foie est un véritable laboratoire,
on doit donc développer ce chakra, parce
que quand le foie travaille bien, tout l'organisme
marche bien. N'oublions pas les chakras des
genoux, il y en a deux, un dans chaque genou,
ils sont vitaux pour le corps humain, ces vortex
de force doivent tourner intensément
pour que la vie, le Prana, la santé,
entrent dans le corps physique.
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