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HISTOIRES D'AMOUR
 
 

La fiancée de Gulliver



Antéa ne m'appelait plus. Avait-elle un gros problème ? Déjà qu’elle craignait que sa mère n’ait découvert que nous dialoguions de nouveau. S'était-elle retrouvée séropositive comme elle le craignait suite à cette beuverie où l’homme l’avait prise sans mettre de préservatif ? Était-elle tombée enceinte, ce qui expliquerait son retard de règles ou même devait-elle mener de front ces deux galères à la fois ? Ce n'était pas mon problème, enfin je me forçais à le croire pour arrêter de penser au pire.

Une fois encore, j'arrivais dans la cité des paillettes et du flush. Ce n'est pas elle qui aurait pu faire le déplacement. Elle ne m’en avait parlé qu’à seule fin d'aiguiser mon imagination.
Je tombais sur elle au coin de la rue menant chez elle. Elle était d'une humeur massacrante. Je lui demandai un pacte de sang en souvenir du temps passé. Elle restait là sans répondre attendant de voir ce que j’avais à lui proposer. Comme les drogués, elle avait les pupilles dilatées, les yeux rouges et les paupières enflées. Je sortis un flacon de mon sang et lui demandai de le mélanger au sien. Elle se fit une entaille profonde aux cinq doigts de la main droite. Elle versa mon sang dans une cuvette qu’elle prit sur le rebord d’une fenêtre et plongea sa main ruisselante.
« A ton tour maintenant, me dit-elle en me tendant mon Opinel.
- Qui te dit que je prendrais le risque de mélanger mon sang au tien ?
- On peut tout aussi bien faire l’amour sans capote fit-elle en me tirant par le bras. »
Elle vit que je n’étais pas partant, que je n’étais pas prêt à la suivre.
« T'es vraiment nul, t'es comme les autres. Tu tiens tant que ça à ta vie. Si seulement, tu faisais quelque chose au lieu de végéter sans cesse. Ne vaut-il pas mieux encore que tu meures, ne crois-tu pas ? Bois à mes lèvres le breuvage mortel, entre dans la mort par ton aimée si tu l’aimes d’un coeur pur !
- Très bien, on y va dis-je, alléché par les courbes que je devinais sous ses vêtements et que j'imaginais gravir et dévaler. »
Je l’aimais tellement que je pris le risque de perdre ma vie pour un moment de bonheur passé entre ses bras et puis, n’était-ce pas ça que j’attendais d’elle ?
On a quitté la ville pour trouver un coin paumé et désert dans la nature. On a atterri tout près d’un champ de lavande accompagné du chant des cigales loin de la cohue des voitures. J'avais maintenant l'opportunité de me suicider à long terme. Cette fois, il n'y aurait pas moyen de faire machine arrière. En la regardant allongée sur la banquette arrière, je pensai déjà au moment d’extase à venir. A voir son état d'abandon, ses cheveux sales, son haleine chargée de reste de nicotine et de tartre, ses traits tirés, l'odeur fétide de son corps dans ses vêtements crasseux, il n'y avait pas de doute, elle avait laissé tomber ses beaux principes sur l'apparence.

Pourrais-je survivre sachant Antéa condamnée, n'ayant plus que quelques années pour jouir de la vie ? Ses beaux projets, son bel avenir dans la cité du strass, il n'en restait rien. Je n'avais plus eu de ses nouvelles à partir du jour où elle se sut condamnée. Elle avait choisi de me cacher la vérité en jouant les femmes de petites mémoires plutôt que de s'avouer vaincue par la maladie et que je m’apitoie bêtement.

Malgré le contact de sa peau rêche, de ses mains calleuses sur mes hanches, je l’ai laissé me conduire, mener les assauts. Elle commençait à pleurer parce qu’elle ne me sentait pas sincère. Qu’à la façon de la tenir, je cherchais plus à m’en éloigner qu’à m’en rapprocher. Quand elle m’offrait sa bouche, je détournais le visage comme si j’avais craint qu’elle me contamine par ses lèvres. Elle était obligée de serrer mes fesses de toutes ses forces pour ne pas que je ne me retire d’elle, avant chaque assaut. Mais même si cela ne dura que dix minutes, ce qui me rendait heureux, c'est qu'au moins, elle avait pensé à moi en le faisant, elle avait gardé les yeux ouverts !

Un mois plus tard, je fis le test, négatif. Ca ne passait pas aussi facilement que ça. Je continuais toujours de baiser Antéa. Mais à l’inverse, j’étais devenu avide de son venin de mort. Je me risquais à la prendre autrement pour augmenter les risques. J'avais même mélangé son sang au mien. Un mois encore et toujours rien. Six mois après, la même chose, j'en venais à désespérer. Mon sang se révélait vierge de toute contamination. Il fut pratiqué des analyses complémentaires en laboratoire. A la lecture des résultats, il semblait que je bénéficiais d'une vaccination naturelle. Antéa quant à elle, allait beaucoup mieux. On lui fit des analyses et ils virent que le virus avait disparu de son corps, rémission complète. Mon sang fut administré aux sidéens et séropositifs et l'on constata la guérison plus ou moins instantanée de tous les malades. Ils passaient de séropositif à séronégatif en quelques jours. Ils essayèrent de pratiquer une culture sanguine à partir de ma moelle osseuse qui me fut prélevée mais sans résultat. Hors de son mentor, elle ne se cultivait pas. Ils stimulèrent ma moelle osseuse pour que je donne plus de sang. Je devins une bête de laboratoire. J'étais méconnaissable. Mon corps bourgeonnait.

Antéa était de plus en plus horrifié de la bête à sang qu'ils me faisaient devenir. Il me fut désormais interdit de connaître les joies de l'amour avec Antéa. Ils avaient peur qu’une crise cardiaque m’emporte. Ainsi pour le bien de l'humanité, je fus sacrifié sur l'autel de la médecine. Ils m’ouvraient chaque jour pour me greffer des étendues de chair et des membres prélevés sur des morts pour me refermer ensuite. Les premiers bénéficiaires de mon sang étaient les cas désespérés. Pour les autres, ça pouvait attendre. Selon les statisticiens, la distribution de mon sang commençait légèrement à influer sur la courbe de progression du nombre de séropositifs en France.

Mon volume augmentait sans cesse. Des membres m'avaient poussé suite aux potions qu’on m’injectait en intraveineuse. A chacune des extrémités de mes nouveaux membres, on me faisait des ponctions sanguines. Je ressemblais à une méduse de dimensions gigantesques. Il avait fallu m'installer dans un hangar désaffecté, à peine désinfecté pour me préserver d'agents extérieurs. Par la suite, il devint trop étroit. Ils fixèrent des filins entre le toit et des nacelles de montgolfières. Celles-ci lâchèrent tout leurs lestes et le toit s’ébranla avant de se soulever et d’être emporté plus loin. Ensuite, ils firent tomber les murs de tôles vers l'extérieur. Ils ne surent bientôt plus que faire, alors ils me laissèrent coucher dehors, juste recouvert d'une grande bâche. Antéa n'osait plus me regarder dans les yeux. Dix mille litres de sang m'étaient prélevés chaque jour. Après quelques années, il n'y eut plus un seul cas connu de séropositivité dans le monde. Seulement voilà, qu'étais-je devenu ! J'étais une montagne vivante et à moi seul, j'obstruais la vallée. Il fallait voir les bouchons, les files interminables de voitures qui ne pouvaient passer que si je soulevais l’une de mes tentacules gigantesques. A hauteur de mes yeux, je voyais les skieurs descendre les pistes. Mais, je n'étais plus utile à personne. Pour me nourrir, j’arrachais les arbres fruitiers de terre. J’élaguais l’arbre entre mes dents mangeant branches, feuilles et fruits. Je lapais l’eau des lacs subalpins faisant bien attention de recracher les baigneurs imprudents. Et vous savez quoi, j'avais la plus grosse bite du monde, plus grosse que le tunnel du Mont Blanc, avoisinant l’Eurotunnel Trans-Manche dans sa section, plus difficilement dans sa longueur. Lors des éruptions, on ne dénombrait pas moins de huit geysers de sperme à différents niveaux.

Malgré ma taille gigantesque, Antéa ne renonça pas à m'aimer. Elle entrait depuis quelques jours déjà dans la caverne que formait mon méat urinaire pour édifier une étrange toile d’araignée de cordelettes. Quand elle eut terminé son ouvrage dantesque, elle retira tous ses vêtements. Elle mit un porte-jarretelles noir renforcé autour de son bassin en guise de harnais. Ensuite, elle se cala au milieu de la toile en le fixant par des mousquetons. Elle tira sur les cordes de toutes ses forces pour m’informer qu’elle était prête. [scène omise] Quand elle ressortit de la caverne complètement ivre, je l’attrapai en enroulant les fines extrémités de mes tentacules qui me servaient de doigts autour de sa chevelure, la portai à mes lèvres et la léchai goulûment [scène omise] et la poser toute baveuse sur la colline formée par mon téton gauche. En frottant son corps nu sur ma glande, elle me faisait l'impression d'une limace. En aval de mon endroit, la situation était désespérée, les rivières de ma pisse faisaient déborder le Fier. Les gens avaient de ma pisse jusqu’aux genoux. Comme il y avait le Mont Blanc, on dénomma le lac Blanc pour désigner le lieu où mon sperme se répandait jour après jour. Mes fans s'y baignaient avec délectation. En amont, j'emmerdais littéralement les ponts et chaussées. Je ne pouvais pas me déplacer dans une autre vallée, parce que certains de mes membres s’étaient enfouis dans le sol à la recherche d’éléments nutritifs. D’immenses racines qui s’étendaient sur des kilomètres de profondeur.

Il n’y avait plus d’arbres à portée de mes tentacules. Bien qu’Antéa eût attaqué et détourné plusieurs trains de convoyage de fruits et légumes, cela n’avait représenté qu’un bien maigre apéritif pour un géant de ma taille. Quant aux rares poissons du lac à l’eau trop pure, ils avaient tous péris dans mon ventre. Je commençais à dépérir malgré les efforts d’Antéa. Mon état n’était pas brillant et j’étais affamé à tel point que je m’imaginais bientôt griller des brochettes de petits enfants pour me régaler de leur chair tendre.

Par décision de salubrité, il fut décidé d'accélérer ma mort. Mais soutenue par les anciens séropositifs, Antéa lança un grand mouvement de manifestation avec tracts et banderoles pour la sauvegarde de la méduse géante. Avec leurs porte-voix, ils disaient qu’ils iraient jusqu’à me servir de bouclier humain. Ils campèrent sur mon corps. Ils me faisaient griller quelques poils avec leurs bonbonnes de gaz. Je les regardais en salivant, la bonne bouchée que ce serait ! Pour haranguer la foule, Antéa se plaçait au sommet de mon téton gauche. Quand elle en avait fini, elle se recroquevillait sur elle-même et collait son oreille à ma glande pour s’oublier entre les battements assourdissants de mon coeur.

Les militaires ont jeté des grappins pour grimper sur mes cuisses. Ils ont encerclé mes fanatiques défenseurs et les ont évacués. Antéa fut jetée sans ménagement dans un fourgon, au moins ne l’avais-je pas mangé ! Pendant qu’il s’éloignait à vive allure, je vis son sentiment de désespoir sur son visage au travers de la petite vitre arrière.

Laissé sans défense, je vis arriver de loin de gros avions, des B 52. Ils prirent de l’altitude et quand ils approchèrent à quelques centaines de mètres à la verticale, ils lâchèrent leurs bombes à fragmentation. Je vis des crevasses géantes pulluler sur mon corps, le sang en sortant formait des rivières qui se rejoignirent à mon entrejambe pour former un fleuve de sang épais qui comme une coulée volcanique emportait tout sur son passage. Mes globules blancs surdimensionnés s’attaquaient aux habitations pour extraire ses habitants et les digérer. Il y eut aussi des milliers de noyés ensanglantés. Des vers géant commencèrent à dévorer ma chair trois jours après ma mort.

Des Canadairs répandirent des tonnes d’acides sur mon corps déchiré pour tuer les immondes créatures. Mon corps se désagrégea dans la vallée donnant une couleur ocre à la terre. Le sol s’en trouva plus fertile et de nouvelles espèces apparurent.

Devant son désespoir, Antéa ne reprit pas ses études de droit quand elle fut libérée de prison. Elle changea de filière et opta pour la biologie et suivit une spécialisation en virologie. Elle fut recrutée par le laboratoire P4 de Lyon. Elle était chargée d’archiver les échantillons de virus. Elle tenait l'outil de sa vengeance. Elle aurait pu facilement répandre le virus Ebola mais elle préférait quelque chose de plus insidieux. Elle retira le patrimoine génétique de virus H.I.V. pour l’implanter au sein de capsules de souche grippale. Elle modifia les protéines de surface des capsules afin que le virus s’attaque toujours aux mêmes cellules cibles. Ce qui créa un H.I.V. de nouvelle génération plus facilement transmissible que l'original. Il avait un mode de diffusion différent, il passait par l’air, les bronches et les poumons et de là, jusqu’au sang.

Puis, elle a demandé à prendre ses vacances et a retiré toutes ses économies bancaires. Elle s’est fait faire les vaccins obligatoires. Elle s’inocula la nouvelle souche de virus qu’elle avait créée. Enfin, elle a convenu d’un périple autour du monde avec un tour-opérateur. Dans chaque pays traversé, elle soufflait au visage du plus grand nombre possible de personnes. Elle ne manquait pas d’embrasser sur les lèvres les beaux hommes typés qui avaient le malheur de croiser son chemin.

L'hécatombe fut inimaginable. L’endémie fut telle que l’humanité disparut en une vingtaine d'années. Seules, quelques peuplades indigènes survécurent. Elles furent à l’origine d’un repeuplement tardif des villes laissées à l’abandon.

J’ai retrouvé Antéa juste après sa mort, le temps qu'on donne à tout être pour entr'apercevoir les proches qui ont le plus compté pour lui durant son existence. Mais on n’a rien trouvé à se dire dans le peu de temps qui nous était imparti. Après nos silencieuses retrouvailles, elle fut conduite en Enfer pour avoir exterminé l’humanité et moi, renvoyé au Paradis pour avoir fini en martyr. Combien j'étais malheureux d'être séparé d'elle ! Je fis des lettres de recours aux différents ministères des anges pour qu’elle me soit rendue ou qu'on me transféra auprès d'elle.

Il me fut répondu qu'en Enfer, on séparait les gens qui s'étaient aimés sur Terre pour qu'aucun plaisir ne leur soit donné. Alors, je me fis la belle du Paradis. Je me perdis dans les eaux du Styx. Je demandais mon chemin aux êtres difformes que je voyais. On me répondit qu’elle était dans la sphère la plus basse, celle réservée aux persécuteurs de l'humanité. Quand je la découvris enfin, elle avait maigri, ça lui allait mieux. Quand je la vis, les bourreaux s’apprêtaient à la jeter dans les flammes de la géhenne pour une souffrance éternelle.

Vu mon état reconnu de martyr, ils n'avaient aucune puissance sur moi. Je retirai Antéa de leurs griffes. Je transitais avec elle entre les deux mondes. Et quand je me fus lassé d’elle, j’ai demandé à Saint Pierre de bien vouloir nous laisser entrer au Paradis. Mais il me dit que je devais choisir : soit je restais avec elle dans le monde intermédiaire, soit je rentrais seul au Paradis et abandonnais Antéa à son triste sort. J’étais là en face d’un cruel dilemme. Antéa me tapait sur le système, toujours à se repaître des miasmes de l’Enfer pendant que je goûtais avec délice aux effluves du Paradis. Je ne sais pourquoi mais j’ai choisi de rester avec elle. Nous sommes entrés dans la légende comme les deux êtres les plus malheureux que le ciel n'ait jamais portés. Si un jour vous ne passez pas loin, passez donc nous voir, on vous racontera comment c’était au temps où les hommes prenaient la terre pour une poubelle.


Avez-vous des inquiétudes spirituelles ? Un intérêt particulier pour l'ésotérisme ?

On dit des choses ici et là mais ce sont souvent des gens qui ne sont pas connectés au ciel qui affirment des choses sans savoir. Découvrez Samael et la gnose qu'il nous a transmise dans ses oeuvres. Il a répondu pratiquement à toutes les questions spirituelles qu'on peut se poser. Tout simplement, parce qu'il avait développé la faculté de se rendre dans les mondes internes, là où vont les morts mais pas seulement. Il a developpé une méthode en 3 points qui nous permet de retrouver le Divin en nous. Cela a pour nom les facteurs de Révolution de Conscience.

Il esiste deux approches différentes :

1/ Ceux qui ont besoin d'être convaincu, de découvrir les thèmes développés par la gnose, de nourrir le mental de vérités, pourront visiter le forum du Phare Gnostique : Samaël Aun Weor :

Forum de l'Arche Gnostique - Forum sur Samael Aun Weor


2/ Ceux qui sentent leur coeur prêt à s'ouvrir, qu'ils ont besoin juste d'une impulsion, qui sont prêt à communier avec leur Dieu Interne, à méditer et voyager dans l'astral. Ce qui vous conviendra sera le forum Don et Compassion :

 

Quelques questions, pour savoir si c'est des réponses que vous cherchez :

N°71 - Que représente le pentagramme avec les 2 pointes vers le haut ?

N°72 - A l'aide de quoi appelle-t-on les magiciens noirs ? Doit-on l'appliquer ?

N°73 - Qu'est-ce que la Grande Invocation ?

N°74 - Avec quoi faut-il en terminer pour connaître l'amour véritable ?

N°75 - Que se passe-t-il quand la Mère Divine s'attaque à un Ego ? Comment ça se termine ?

 

Si vous voulez connaître les réponses :

71 à 75 - Pentagramme Inversé - Grande Invocation - Amour Véritable


 

 

 
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Table des matières : 
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Les apparitions fantomatiques
Psychothérapie amoureuse
La confession de Méphisto
Les conséquences d'un oubli
Une si vague idée
Les mensonges du passé
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La ballade de Méphisto
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De la technologie à l'amour
Séquestration abusive
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