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Histoires d'amour érotiques et mystiques
 
 

Un harem chez les amazones



Danaé se promenait sur la plage à mes côtés. Elle avait les seins à l'air. J'imaginais qu'aux yeux des autres, nous formions un couple bien assorti.
« Tu sais Gémani, me dit-elle, si tu t'installais définitivement à Marseille, peut-être que toi et moi, on pourrait redevenir amants.
- Tu m'avais pourtant dit après ce qu’on avait partagé que tu préférais qu'on reste amis.
- Je ne voulais pas que tu me considères comme une Marie couche-toi là et que tu viennes me voir dés que tu en aurais envie. Cependant, j'ai appris à te connaître au fil des années, tu es gentil, tu me plais et comme tu t'es toujours confié à moi et que c'est ça que j'attends d'un homme, j'ai non seulement envie de refaire l'amour avec toi mais aussi de partager ta vie.
- Demain, je t’emmène sur mon île !
- Tu m’avais caché ça !
- C’était pour te faire la surprise. J’attendais que tu craques pour moi. »
Le lendemain, on a pris un vol de charter. On est ensuite monté sur un navire de plaisance qu’on a quitté dans une petite embarcation pneumatique au large d’une île perdue de l’Océan Pacifique. On a ramé pour gagner la côte et on a posé pied à terre sur le sable blanc, laissant l’embarcation reprendre la mer pour ne plus jamais en repartir.
« Que fait-on là, Gémani, si loin de la civilisation ?
- On vient s’émerveiller du paysage, écouter les chants d’oiseaux, caresser le corail multicolore dans l'eau azur, grimper aux palmiers pour y décrocher les noix de coco. On va courir nus dans la forêt vierge, se baigner sous la cascade rafraîchissante, se rouler dans le sable blanc et faire l’amour jusqu'à plus soif.
- Vaste programme, dis-moi ! Tu as prévu qu'on fasse tout ça dans la journée ?
- D'abord, je vais te présenter aux amazones pour que tu fasses allégeance à la reine afin qu'elle t'accepte sur ses terres.
- J'avais pensé qu'on ne serait que toi et moi !
- Je ne suis pas l'homme d'une seule femme mais d'une multitude !
- Si j'avais su, je ne t’aurai pas suivi !
- Je sais bien mais tu ne risques rien, crois-moi, je veille sur toi ma douce et tendre. »

On vit émerger de la forêt vierge une petite délégation de femmes peinturlurées se dirigeant vers nous. Au milieu, se tenait un membre important affublé de colliers de perles et enguirlandée de fleurs, arborant une couronne incrustée de pierres précieuses avec pour autre habit une feuille de palmier qui cachait à peine sa nudité.
« Il me semble connaître ce visage, murmura Danaé.
Je me suis tourné vers elle et j’ai vu une expression de crispation sur sa face comme si elle monopolisait toutes les ressources de ses neurones pour se souvenir et comprendre cette impression de déjà-vu. Je m'agenouillai devant la souveraine en baisant ses pieds nus. Les servantes obligèrent Danaé à s’agenouiller à son tour, mais elle refusait d’embrasser les pieds de la reine, détournant la tête. Danaé fut violemment projetée au sol, ligotée et emmaillotée dans un filet. Je ne pouvais pas me risquer à la secourir, les amazones étaient bien trop nombreuses. Danaé semblait désemparée ne comprenant pas ce qu'elle avait fait de mal. N’avait-elle pas dévisagé outrageusement la souveraine de l’île ? Un acte qui suffisait à lui seul pour mériter de cruels sévices. Le filet où elle se débattait fut accroché à deux bambous que les quatre amazones, qui fermaient la marche, montèrent sur leurs épaules.

Nous sommes repartis dans la direction d’où elles étaient venues, je suis resté en queue de cortège pour donner du réconfort à Danaé. Notre marche forcée s’est arrêtée devant un taillis. Les servantes se couchèrent dessus pour l'aplanir, ne s’épargnant guère les égratignures. La reine a marché sur leurs corps endoloris, a soulevé une trappe et a descendu des marches. Les uns après les autres, nous sommes descendus par l’escalier creusé dans la roche. Tout au bout, nous sommes arrivés dans une caverne. Son sol était pavé d'or, de rubis, d'opalines, d’améthystes, d'émeraudes et de diamants les uns enchâssés dans les autres, formant des rosaces multicolores de trois à quatre mètres de diamètre. Sur les murs, des flambeaux reposaient dans des fourreaux de jade et donnaient à l'endroit une ambiance solennelle et mystique. Les murs étaient translucides.

La reine monta sur l’estrade. Autour d’elle, une dizaine de jeunes femmes, toutes plus superbes les unes que les autres, alanguies sur des couches et des coussins de soie, papotaient ensemble. Les brunes et les châtains avaient des cheveux qui leur descendaient jusqu'aux fesses, pour les rousses des cheveux coupés mi-long et les blondes la chevelure coupée en bol. La reine était la seule à porter ses cheveux tirés en arrière et maintenus par une barrette. Elle s'adressa à la foule de jeunes femmes en délire :
« Mes sujettes, votre roi est de retour, faites-lui bon accueil!

Et tout de suite, je fus entouré des superbes créatures. Quand elles se sont retirées enfin, mes vêtements avaient été mis en pièces. Elles les avaient déchirés en lambeaux pour porter mes couleurs telles des noeuds de tissus dans leur chevelure. Sous ma plus simple expression, je demandai à genoux une audience à la reine pour obtenir la relaxe de Danaé. Sur ce, la souveraine se retira. Et pendant que je regardais piteusement Danaé, la reine me fit appeler dans la loge sacrée. Elle se jeta sur moi[scène omise]

Une guerrière, aux longs cheveux bruns et au regard incendiaire, s’est approchée du filet où Danaé était retenue prisonnière. Elle a posé son pied sur le flanc de Danaé. Elle a sorti son sabre du fourreau. Elle l’a levé bien haut par-dessus son épaule gauche. Le sabre décrivit un grand arc et vint trancher successivement les quatre noeuds du filet avec une dextérité incroyable. Quand Danaé fut extraite des mailles du filet, on lui arracha ses vêtements. On lui intima l'ordre de s'humilier [scène omise] devant la reine selon le rite consacré.

Après qu'elle se soit exécutée, on lui remit une feuille de palmier enchâssée dans un collier de perle pour tout vêtement. Ensuite, elle fut bousculée par chacune des servantes et me fut projetée dans les bras. [scène omise] et me demanda en se reprenant à deux fois :
« Comment Antéa... hum, est-elle devenue souveraine des amazones ? fit-elle en continuant son ouvrage.
- Chacune avait son idée de la société idéale, elles se sont combattues deux par deux dans l'arène et Antéa usant de sa force masculine... Hou... Oui ! Parvint à défaire son adversaire directe bien avant toutes les autres. C’est ainsi qu’elle fut la première à franchir le portique. Elle avait beaucoup d’avance pour réussir sa chasse à l’homme. Ha ! J’en étais bien évidemment le gibier. Me connaissant comme si elle m’avait fait, elle n'eut pas de mal à trouver ma cachette. Elle me fit prisonnier en m'immobilisant face contre terre et me traîna emmailloté dans son filet à travers toute la cité pour montrer à toutes ses qualités de chasseresse. [scène omise] Toutes l'acclamèrent. Elle fut couronnée reine. Elle édicta ses lois sur les frontons de l’arène. Je n’eus droit qu’au titre de roi jouet de ces demoiselles.

Au fil des années, Danaé en devenant femme me comblait d'affection tandis que Antéa me violait fréquemment pour recueillir mon nectar dans sa vasque sacrée. Chacune des femmes eut des enfants de moi. Il n'y avait pas de problèmes pour les filles, mais comme un seul de mes fils devait me succéder, une première sélection avait été instaurée pour que les mâles ne forment pas un corps trop puissant, risquant de mettre en péril le pouvoir des femmes. A chaque amazone, on n'accordait le droit de n'avoir qu'un garçon. Par des moyens de contraception naturelle et des régimes appropriés à base de substances salées ou sucrées et des herbes rares, elles arrivaient parfaitement à contrôler les naissances et à obtenir à chaque fois l'enfant du sexe désiré.

Chaque garçon était initié par sa mère aux maniements des armes. Guerrières accomplies, elles ne manquaient pas de tourner leur fils en ridicule quand il s’y prenait mal. Souvent, l’enfant se trouvait à terre, immobilisé par sa mère qui l’étouffait de son poids. Il devait alors demander grâce pour que celle-ci le libère et le laisse se relever.

Après que le dernier né eût fêté son dix-huitième anniversaire, tous les jeunes hommes furent conduits dans l'arène. La loi écrite sur les frontons autorisait celui qui tuerait tous ses frères à prendre la place de son père mais aussi de donner à sa mère le titre si convoité de reine mère des amazones. Ainsi, je vis mes fils combattre à mort deux par deux. Chaque combattant portait fièrement les couleurs de sa mère. Chacun était littéralement porté par les encouragements de la sienne. Les combattants saluèrent Antéa en choeur à la manière romaine :
« Impératrice, ceux qui vont mourir te saluent ». C’est que le titre de reine ne lui avait pas semblé suffisamment glorieux.

Beaucoup des jeunes gladiateurs s’entre-tuèrent mais deux d’entre eux semblaient finir par devoir en découdre à la manière certaine dont ils se défaisaient aisément de leurs adversaires. Ainsi, Damien - fils d’Antéa, souveraine de l’île - et Maxime - fils de Danaé, courtisane et favorite du géniteur actuel, finirent par se retrouver face à face. Si leurs yeux avaient jeté des flammes, Antéa et Danaé se seraient consumées en deux tas de cendre. Antéa craignait de perdre son titre si Damien était tué. Damien se montrait aussi perfide que sa mère. Il prenait du sable dans sa main et le jetait aux yeux de Maxime. Aveuglé, le pauvre Maxime se concentrait sur les déplacements d’air de son adversaire et son ouïe fine pour échapper de justesse aux lancers de filet. Quand Maxime retrouva une vision plus claire, il eut juste le temps de voir Damien se précipiter sur lui et il leva son glaive pour faire opposition. Dans son élan, Damien s’embrocha tout seul sur la lame d’acier. Au même moment, Antéa hurla comme si c’était elle qui avait reçu le coup fatal. On aurait dit une truie qu’on égorgeait.

De son côté, Danaé félicita son fils victorieux. Il vivrait ! Antéa, folle de rage, tomba à genoux, se barbouilla les lèvres, les aréoles de ses seins et la touffe avec le sang de son fils agonisant, se préparant à lui faire vengeance. Armée du glaive de son fils, elle s'approcha de moi, me prit la main et me tira violemment jusqu'en haut de la falaise qui surplombait la cascade. Là, elle m'intima l'ordre de m’agenouiller tout au bord. Alors, je me suis jeté à ses pieds pour les embrasser et la prier de m'épargner en souvenir de nos nuits passionnées. Elle me traita de lâche et posa son pied sur mes hanches et d'un coup de glaive oblique, me trancha le cou. Je fus éjecté de mon corps et je vis dégringoler ma tête entre les rocs puis disparaître sous la chute d'eau en contrebas de la falaise.

Ensuite, elle prit dans sa main mon appareil génital entier qu’elle trancha à son origine. Elle le décalotta et mordit dans le membre affaissé et le déchiqueta entre ses dents pour l’arracher de sa base. Elle mastiqua la chair onctueuse et vint remettre le reste à Danaé. Ma favorite versa une larme à mon souvenir en se délectant de mes couilles fraîches et de sa gangue de peau délicate.

De l'astral, je suivis en compagnie de mes fils défunts le couronnement de la femme sans conteste la plus belle, l’impératrice aux cheveux auburn. Maxime, le nouveau prince fut autorisé à choisir sa première courtisane et curieusement, ce fut Antéa, l’ancienne reine qu’il choisit. Antéa s’agenouilla devant lui, [scène omise] Maxime voyait trente-six chandelles, [scène omise]Antéa le réveilla d’un baiser profond. Il était fou de joie à l’idée de posséder la femme qu’il trouvait la plus attirante du royaume. [scène omise] Danaé parée de sa couronne donna la main à son fils qui se releva et le conduisit dans ses nouveaux appartements. Elle recueillit son nectar précieux dans sa vasque sacrée. Puis il revint satisfaire toutes les femmes de son royaume.

Le temps passa et la deuxième vague de garçons naquit à son tour. Cette fois-là, Antéa eut sa revanche, en effet, ce fut son fils qui survécut au combat final. Danaé suivant la coutume instaurée par Antéa, devait elle-même décapiter Maxime, son cher fils mais elle restait immobile, interdite devant les gladiateurs éventrés. Alors, Antéa sans attendre attrapa le bras de Maxime, le meurtrier de son premier fils et le fit avancer devant elle à coup de pieds et quand il arriva au bord de la falaise, elle le décapita sans même le faire agenouiller devant elle et poussa du pied son corps pour qu’il chute également dans la cascade.

Antéa remonta sur le trône qu’elle avait perdu vingt ans plus tôt. Damien, choisit pour première compagne une femme de sa génération. Les deux s’aimaient en secret depuis plusieurs mois. Dans sa ménopause commençante, bien qu’ayant souffert de vingt ans d’abstinence, Danaé [scène omise] s’exclut du groupe des reproductrices, s’interdisant tous les plaisirs, la mort dans l'âme d'avoir perdu son fils. Elle perdit l'appétit et mourut d'occlusions intestinales l'année suivante. Mais Antéa commençait à être largement contestée. Aucune des femmes n’avait mis d’enfant au monde. Beaucoup demandèrent que le sceau de la vasque sacrée soit rompu mais la reine-mère Antéa s’y refusait. Le mécontentement et la révolte furent tels qu’en une nuit, les femmes de la seconde et de la troisième génération renversèrent le Haut Conseil de la reine mère, profitant de la surprise pour éventrer leurs mères qu'elles souhaitaient remplacer. Elles donnèrent au roi un an pour être mises enceintes.

Après avoir retrouvé Danaé, j'accueillais Antéa dans l'astral. Nous fûmes tous trois conduits au tribunal où Antéa comparaissait pour le meurtre de ses amants successifs. On lui reprochait aussi d’avoir édicté des lois qui condamnaient les hommes à s’entre-tuer. Je plaidais pour elle expliquant que toute mère souhaite voir son fils réussir, que poussé au paroxysme, la plus exigeante ne pouvait qu’apprécier de le voir au sommet du monticule de membres des vaincus. Je demandais clémence à la cour suprême. J'aimais encore Antéa malgré ce qu'elle m'avait fait. On me demanda de choisir laquelle d’entre-elle je souhaitai avoir pour compagne dans ma vie prochaine mais je me refusai à abandonner l’une pour gagner l’autre.

Avant de me réincarner, je consultai les archives akashiques pour connaître la suite de l’histoire et je vis mon petit-fils, le prince seul représentant du sexe masculin de son royaume se prenant la tête à deux mains. Il avait été sommé de donner un enfant à chacune de ses femmes. Seulement, le pauvre n’y parvenait pas. L’année touchait à sa fin et il n’avait pas tenu ses promesses. Les malheureuses femmes souhaitaient si ardemment qu’une postérité leur soit donnée qu’elles pénétrèrent dans la loge sacrée qui leur était pourtant interdite par décret princier. Elles brisèrent le sceau de la vasque sacrée et ôtèrent les baguettes de sperme congelé du caisson d’azote liquide. Gémani et Maxime étaient gravés sur les unes, et de plus rares portaient le nom de Damien. Elles brisèrent ces dernières en maudissant son nom. Chacune se fit inséminer par le sperme contenu dans les baguettes restantes, recommençant l’opération jusqu’à ce que chacune d’elle donne le jour à un garçon. Ainsi, se termina la civilisation des amazones.

Jashn-e-Bahara - Jodhaa Akbar

 

 
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