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HISTOIRES D'AMOUR
 
 

Un ligand d’éternité



Ma porte s’ouvrit sur une jeune femme qui m'en imposait puisqu'il me fallait lever les yeux pour soutenir son regard. Elle avait des cheveux auburn et des yeux bleus magnifiques.
« Bonjour Monsieur lança-t-elle sur un ton de défi. Auriez-vous la gentillesse de me consacrer un moment ?
- C’est que je n’ai pas besoin de choses matérielles ! »
Elle masqua son sourire au coin des lèvres. Voyant son désarroi et son malaise de devoir rester debout, je me ravisai.
« Mais entrez donc, je vous en prie.
- Comme ils sont mignons vos toutous, dit-elle en s’agenouillant pour les caresser. »
Ils en redemandaient en lui léchant le visage et en fouinant sous sa jupe. Elle parut gênée, elle serra les cuisses. J’espérais pour elle qu’elle portait quelque chose dessous. Elle se releva, un sourire forcé aux lèvres. Puis, elle avança jusqu’au salon et reprit la conversation.
« Voilà monsieur, je vous apporte des oeuvres réalisés par un homme de grand talent.
- Je n’ai pas les moyens d’acheter une seule oeuvre d’art !
- Rassurez-vous, elles ne sont pas à vendre ?
- Où est votre intérêt alors ?
- Tenez, je vous laisse ouvrir la malle, dit-elle en la déposant sur la table basse. »
Pour me faire une première idée, je la soulevai, elle me parut plutôt légère. J’appuyai sur les boutons d’ouverture et la mallette s’ouvrit. J’eus une bouffée de chaleur. Il y avait pêle-mêle des photos de moi, des piles de poèmes écrits à la main et d'autres imprimés. Des rouleaux de lettres bleues, roses et blanches retenus par des élastiques et aussi mon portrait que j'avais dessiné aux crayons de couleur et qu'elle avait fait encadrer. Des cassettes audio dans les poches intérieures. Rien n’avait été détruit après toutes ces années, elle avait tout gardé ! Combien de fois avait-elle dû se replonger dans ses archives pour se complaire dans des émotions passées !
« C'est pour la caméra cachée ?
- Non, c'était juste une entrée en matière.
- D'où vous viennent ces choses inestimables ? »
Je le savais très bien mais j’avais envie qu’elle me parle de ma douce et tendre.
« D’Antéa, votre aimée, reprit-elle.
- Et puis-je savoir qui vous êtes ?
- Qui pensez-vous que je sois ?
- Une femme mystérieuse, qui me cache son identité, qui veut me faire éprouver des émotions pour m’étudier. Une femme qu’il ne me semble pas connaître. Que voulez-vous de moi au juste ?
- Moi ? Rien. Elle vous attend dans la voiture en bas. Elle n’a pas voulu faire le voyage toute seule. Elle avait peur que vous ne vouliez pas la recevoir.
- Pourquoi donc ?
- Parce qu'elle a refusé de se promener avec vous quand vous avez fait le déplacement à Marseille. Elle vous aimait tellement mais elle avait si peur.
- Peur de moi !
- Oui d’un homme mûr qui semblait être habité d’une passion qu’elle ne partageait plus. Aussi, elle se disait que si elle acceptait de coucher avec vous, vous ne l’attendriez pas jusqu'à qu’elle finisse ses études et elle rêvait de ça.
- Je ne l'attendais plus en effet. J'espérais pour elle bien mieux qu'un homme de mon âge. Je l'imaginais dans les bras d'un beau jeune homme aventureux, responsable et conquérant.
- Elle a connu bien des hommes. Mais, je peux vous dire qu’elle ne vous a jamais oublié, que vos témoignages d’amour lui sont restés gravés en mémoire.
- C’est pour ça qu’aujourd’hui, elle mandate sa servante pour qu’ils me soient rendus !
- C’est qu’elle a tant lu vos lettres et poèmes qu’elle les connaît par coeur et quand elle ferme ses yeux et bouche ses oreilles, elle voit votre visage et entend votre voix.
- Excusez-moi mais de savoir qu’elle est en bas, j’ai grande envie de la revoir, faites comme chez vous, je vous en prie, à tout de suite, je la ramène. »
Je descendis d'une traite les marches de l’escalier qui menait au jardin. Je suivis le chemin dallé, le coeur plein de joie de vivre. Mais arrivé au portail, la rue était déserte, aucune jeune femme ne m’attendait. J’ai regardé au loin dans la nuit noire. Je ne comprenais pas. Était-elle partie ? Refusait-elle de me voir ? Cette femme mystérieuse m'avait-elle menti ? N’était-ce qu’un stratagème, un de plus ?
Le coeur gros, je suis remonté dans la villa, la mine défaite. Ma visiteuse n'était plus dans le salon. Je l'appelais. Aucune voix ne me répondit. Je me suis demandé si je n'avais pas encore pris mes chimères pour la réalité. J'avais déjà tellement rêvé de Antéa ! J'ouvris la porte de ma chambre. La belle demoiselle était là. Elle avait ramené la couette au pied du lit et s'était allongée voluptueusement, l’air mutine comme si elle posait pour un peintre.
« Vous êtes très belle, bredouillai-je.
- Pourquoi restes-tu debout au lieu de venir t’allonger contre moi ?
- J'ai grande envie de vous rejoindre mais je veux rester fidèle à mon aimée.
- Je te plais ?
- Beaucoup, d'autant plus que je n'ai jamais contemplé de ma vie aussi belle nudité. N’ayant jamais fait l’amour à une femme, il vous est facile d’imaginer dans quel état intérieur me met la vue de votre corps alangui. »
Elle s’est tournée sur le côté. Elle a caressé son ventre tout en dépliant son bras pour venir flatter sa cuisse du toucher précieux de ses doigts arqués. Elle a ramené son bras prisonnier sous sa tête, me jouant un rictus de salope, une lueur salace dans les yeux. J’ai baissé mon regard outragé cherchant à me la retirer des yeux par la force du détachement. J'avais trop honte de la regarder comme un objet de plaisir. Et pourtant combien de fois avais-je rêvé de trouver une fille pareille dans mon lit ! Et maintenant que ça y était, je faisais des manières !
« Excusez-moi mais Antéa n'était pas en bas ! Est-elle repartie ou m’avez-vous menti ?
- Que t'importe cette fille ! Ne t'a-t-elle pas fait subir les affres de l'amour, n'as-tu pas suffisamment souffert de la voir se préserver de toi ? Souviens-toi de tes fantasmes et prends-moi comme si j'étais elle. Viens, ne me fais pas attendre !
- Je crains que tu aies fait le voyage pour rien. Ton désir me touche énormément mais si jamais, elle l’apprenait, elle ne me le pardonnerait pas. Elle m’en ferait une critique constante.
- Dis-toi que jamais elle ne reviendra, qu’elle ne pense plus à toi. Si je t’ai ramené les reliques de ton amour pour elle, cela montre bien que tout est fini entre vous, admets-le !
- Je me refuse de me rendre à l'évidence, ça me ferait trop mal !
- Alors, écoute, puisque tu tiens tant à elle, on va faire un deal. Tu couches avec moi cette nuit et demain, je te la fais rencontrer, c’est d’accord ?
- Mais tient-elle seulement à me revoir ?
- Tu penses bien que non mais si tu fais ta part du contrat, je t’assure que je remplirais la mienne. Je ne te promets rien. Il se peut bien qu'elle parte en courant dés qu’elle te verra mais tu pourras la saisir dans ton objectif. Il te restera ensuite la vie entière pour la contempler. Tu pourras faire agrandir les photos que tu auras prises et tapisser les murs de ton appartement de sa silhouette et de son visage. »
Grave dilemme ! La tromper pour avoir une chance de la voir enfin en plein jour et voler son image !
« Mais dis-moi, pourquoi as-tu cette envie soudaine de coucher avec moi ? Tu ne me connais pas ! On ne s’est jamais parlé auparavant !
- Je suis sa meilleure amie. Elle me parle sans arrêt de toi. J’ai pensé que tu devais disposer de ressources physiques faramineuses en étant resté vierge jusqu’à aujourd’hui, je me trompe ?
- [...]
- Allez, viens ! Je ne lui en parlerai pas, ce sera notre secret à tous les deux. Tu ne le regretteras pas. Tu pourras tout me faire, même des trucs cochons. Et peut-être qu’ainsi, tu l'oublieras en me faisant l’amour ?
- Dans les bras de sa meilleure amie ! Tu es donc Danaé ?
- Oui, c’est bien moi ! Tu m’imaginais autrement ?
- Je ne t’imaginais pas le moins du monde mais j’avoue que je suis plutôt gâté. »
J’ai retiré mes vêtements et me suis allongé près d'elle. J’ai commencé à la toucher, à lui caresser les cuisses. Elle a gémi, tout son corps vibrait, ses yeux palpitaient. Soudain, elle m’a repoussé sans raison, s’est levée du lit, les yeux remplis de larmes. Je me suis levé à mon tour et je l’ai prise dans mes bras pour la consoler.
« Qu’as-tu Danaé ?
- Tu me dégoûtes... Tu me fais si mal ! Me dit-elle.
- Pourquoi, je suis maladroit ou trop empressé ?
- Je voudrais que tu me regardes dans les yeux. Je n’aime pas ce regard fuyant que tu as. Je veux bien que tu penses à elle en me faisant l'amour mais fais au moins l'effort de faire semblant de tenir à moi pour que je prenne un peu de plaisir. Ne comprends-tu pas que je sois tombée amoureuse de toi à force d’écouter Antéa me vanter tes mérites ? »
J’ai recommencé à la caresser, à baiser ses boutons épanouis en la fixant dans les yeux. J’ai passé mes doigts sur ses lèvres. Elle m’a mordillé les dernières phalanges. Je ne la quittais pas des yeux. Et pourtant, elle s'écarta de moi de nouveau en hurlant. Je devais mal m’y prendre !
« J'aurais jamais cru que tu étais ainsi ! Ca ne te dérange pas de coucher avec moi dans son dos ? C’est comme ça que tu l’aimes ? La première fille qui passe et boum, toi, tu plonges.
- Ne voulais-tu pas à l’instant même que je te donne du plaisir ?
- Tu peux donc coucher avec une femme sans être amoureux d'elle.
- Tu crois ça ? Et si tu reprenais ta voix naturelle !
- Qu'est-ce que tu dis, qu’est-ce qu’elle a, ma voix ?
- Tu as teint tes cheveux, tes sourcils, tes aisselles, ta chatte en auburn. Tu as mis des lentilles colorées d’un bleu ravissant. Tu as agrémenté l'ensemble d’une voix sensuelle mais je sais qu’au-delà de ces apparences trompeuses, tu es Antéa, mon aimée. »
Tu m’as repoussé violemment en arrière. Je me suis abîmé contre le bois du lit. Tu as pincé tes lèvres. Tu t’es observée attentivement dans le miroir de l’armoire pour voir ce qu’il en était :
« Comment as-tu deviné que c’était moi ? As-tu fait en reprenant ta voix naturelle et en écarquillant tes yeux pour ôter les lentilles.
- Je ne peux pas te l’expliquer, je l'ai ressenti, c’était comme une aura qui t’entourait.
- Tu m'en veux d’avoir voulu te tromper, ajoutas-tu en décollant tes faux cils.
- C'est bien naturel que face de mes envolées chimériques, tu aies pris peur en imaginant que j'eus pu flasher sur cette Danaé dont tu avais pris l’habitude de me parler.
- Pourquoi M’as-tu fait ça ?
- Pourquoi j’ai fait ça ! Mais pour te faire douter de mes sentiments afin que tu me fasses toi-même la surprise de venir me voir pour t'assurer que j’étais aussi fidèle que je le prétendais.
- Hé bien, je t'avoue que j’avais envie de coucher avec toi pour de bon ! Tu es mignon, plus encore que sur les photos, tu as les traits fins, tu as des lèvres épaisses comme les hommes noirs... J’aime aussi l’odeur de ton corps et tu n’es pas empressé comme j’imaginais que tu le serais. Mais maintenant que tu sais que c’est moi, je n’ai plus envie.
- Venue de si loin juste pour me dire ça ?
- Écoute, je veux bien rester nue contre toi la nuit entière si tu me promets de ne pas me faire l’amour. Pour nous les femmes, ça correspond à la mise sous conditions, un peu comme le dressage d'un pur sang. Profite du temps que je suis là pour me regarder et me serrer fort contre toi.
- Et tu repartiras demain à l’aube ?
- Il le faut bien Gémani. J'ai toutes mes affaires à Marseille et je me vois mal vivre dans ton univers. Ta passion m’étouffe comme une chape de plomb. Ton amour est si vrai, si effrayant. C’est dur à tenir, fit-elle en s’asseyant tout près de moi.
- C'est merveilleux que tu sois là, Antéa.
- Tu es enfin heureux alors ! Ca me fait plaisir de voir ce sourire béat sur ton visage. Toi qui sembles toujours si triste et mélancolique. Ca y est, tu m'as enfin dans tes bras. C'est réellement moi et toute nue avec ça. A vrai dire, tu es un garçon si sensible que je mourrais d'envie de voir comment tu réagirais. »
Je souris quelque peu pour lui cacher ma détresse.
« Ta mère sait-elle que tu es avec moi ?
- Oui ! fit-elle avec une grande assurance.
- N’est-elle pas effrayée à l’idée que tu côtoies ce même homme de douze ans ton aîné dont elle a réussi à te détacher déjà une fois pas le passé ?
- Elle ne pense plus que je puisse courir un danger à venir te voir. Ton courrier a su l’émouvoir. Je n’ai pas pu lui cacher longtemps qu'on ne s'était pas perdus de vue au fil des années. Elle a reconnu cette même lueur dans mes yeux que le printemps de mes dix-neuf ans.
- Pourquoi n’as-tu pas emmené Danaé, on aurait fait une partouze à trois ?
- Tu recommences avec elle !
- Je plaisante.
- Si tu continues, ça va te coûter cher ! Ajoutas-tu les yeux remplis de malice, un tantinet vicieuse. »
Tu t’es levée du lit dans un élan voltigeur. Je me suis contenté de te suivre du regard et d’observer tes jolies fesses se balancer en cadence. Tu as disparu dans la salle de bain et tu as verrouillé la porte aussitôt. Excité par ton cul, je suis venu porter mon oreille à la porte. J’ai entendu l'eau crépiter en régime massage.
« Veux-tu que je vienne te frotter le dos ?
- Non merci, t’es gentil mais je peux le faire moi-même.
- Allez, laisse-moi entrer. Ne joue pas les pudiques.
- J'ai besoin d’un peu d’intimité.
- Pourquoi faire ?
- Pour reprendre mes esprits sans sentir tes mains sur mon corps. Ainsi, je peux mieux juger de mon amour pour toi.
- Ne cherche pas de réponse à ta question. Repars loin de moi. Je ne veux pas vivre l’amour rapproché. Je veux te conserver comme un absolu éternel, comme un océan sans rivage. Quand tu étais loin de moi, tu m'étais une motivation pour aller mieux et prendre le chemin du progrès tandis qu’ici, tu m'empêches d'aller de l'avant, tu m’obsèdes. Je ne veux pas que tu me serves de poupée de chair. Je veux te garder comme amante lointaine pour m’inspirer de plus savantes histoires.
- Pourquoi te refuses-tu de vivre l'amour rapproché ? Et quand tu disais que tu m’imaginais assise sur tes genoux ?
- Parce que je n'en pouvais plus, j'avais craqué. Je voulais goûter à l'essence de ton corps pour me faire une idée plus claire de la part érotique de mon désir amoureux.
- Que faut-il que je fasse donc pour te faire craquer encore?
- Tu ne peux plus, c’est impossible. J’ai goûté à ta saveur.
- Mais moi, comment veux-tu que je t’oublie maintenant !
- Dans d'autres bras et puis, je serai toujours là à t'aimer, tu le sais bien.
- Tu es vraiment un homme étrange.
- Je veux seulement garder une photo de toi en souvenir de ton abandon de ce soir.
- Comme trophée ? Et qu'en ferais-tu ?
- Chaque jour, je le regarderai jusqu'à que mes paupières me fassent mal.
- Et quand tu m’auras bien regardée, que tu m'auras animée en esprit ?
- Un lien indéfectible nous unira pour toujours.
- Écoute, je veux bien t’ouvrir, mais promets-moi de ne pas te jeter sur moi !
- C’est juré ! »
J'entends de nouveau le roulement du verrou. J’attends un peu et j’entre dans la salle d’eau. Le rideau de la douche avait été tiré. Tu te présentais de profil en frottant le savon entre tes mains. Tu as tourné ton visage vers moi en étalant la mousse ainsi produite sur ta poitrine en suivant le contour de tes seins, puis plus bas sur ton ventre. Après, tu as contourné tes hanches pour caresser tes cuisses avant de remonter sur tes fesses en te déhanchant pour mieux faire ressortir tes courbes félines. Puis, tu t’es redressée, tu as ramené les bras en avant pour les croiser sur ta poitrine en rentrant la tête comme une jeune fille pudique. Tu as commencé une lente danse du ventre comme pour accompagner en cadence le lever de ma verge. Finalement, tu as descendu tes mains sur ton bas-ventre en imitant Marilyne arquée sur la grille d’air ventilé.
« T’as un beau cul, tu sais !
- Tais-toi, viens me rejoindre au lieu de me reluquer, vieux pervers. »
J'ai enjambé la baignoire. [scène omise] Il y avait là comme un étau qui me la retenait prisonnière. Tu t’es mordu ta lèvre inférieure. Tu hochais la tête désespérément comme pour me dire que tu ne pouvais rien y faire. J’ai pris appui sur tes hanches pour me défaire de toi mais cela tenait bon.[scène omise]
C’était incroyable, ce phénomène si rare où se fait la contraction des muscles du pubis après pénétration et il avait fallu que ça tombe sur moi. Ce que j'avais toujours redouté et qui m'avait empêché d'aller vers les femmes. Ce vieux fantasme de castration ! On s’est contorsionnés pour passer les jambes deux par deux par-dessus la baignoire. On s’est séchés mutuellement, en passant la serviette entre mon torse et ta poitrine. Et on s’est allongés ainsi, cheveux mouillés, bras dessus bras dessous, sexes emboutis, guettant le relâchement de tes muscles. Je caressai tes cheveux restés humides pendant qu’on se regardait les yeux dans les yeux.
Au réveil, nous étions enfin détachés. J'ai vu dans tes yeux l'amour et je n'ai plus douté. Tu me palpais les fesses comme pour m’attirer davantage à toi. Enfin, tu m'appartenais. Il allait maintenant nous falloir durer dans le temps, dans la présence l'un de l'autre. Comment allait-on s'y prendre ? Je m'en foutais. Tu étais là. J'avais eu tellement peur de te tromper dans d'autres bras, d'en arriver à t’oublier. Je me savais si faible.
D’avoir passé la nuit avec toi m’avait transformé. Je me sentais un autre homme capable de braver des mers, de gravir des montagnes, de traverser des déserts de sables et de glace. Je pleurais d’une joie silencieuse et tu séchais mes larmes en me souriant tendrement. Les mots se devinaient avant d’être prononcés. On entrait en résonance. Nos yeux se remplissaient de larmes. J’avais l’impression d’être au beau milieu d’un océan sans terre à l’horizon, irrémédiablement condamné. Plus rien ne pouvait me sauver de toi.
Tu semblais comme décidée à rester près de moi pour toujours. Pourtant à ce moment même, tu t’es détachée de moi en te levant du lit. Tu as ramassé tes affaires. Tu m’as regardé profondément, tes yeux révélaient encore de leur brillance, remplis qu’ils étaient de passion et d’amour. J’ai compris l’espace d’une seconde que jamais plus, nous serions séparés tant tu t’étais versée en moi. On s’est quittés sur les quais mais toute la vie durant, nos âmes sont restées intimement liées. Dorénavant, le téléphone et les lettres étaient désuets. Seulement quand tu voyais tes amants, je me faisais moindre pour te cacher ma souffrance.
J'étais comblé par ton amour et comme cela se voyait, la fille de passage était attirée. Pendant mes ébats, tu restais à m'épier de peur que je ne t'oublie dans ses bras. Mais après la bagatelle, mes yeux ne reflétaient pour elle que de l'indifférence. En se rhabillant, il semblait qu’elle devinait mon attachement pour cette femme lointaine dont le portrait trônait sur ma table de nuit. Bien que séparés de centaines de kilomètres l'un de l'autre, c’était comme si nous étions tous les deux au même endroit. Tu étais là, en moi pour toujours.

Maintenant versez une petite larme à son bon souvenir, c’était la dernière nouvelle qu’Antéa ait lue à ma connaissance ! Heureusement, Danaé s’est trouvée là pour lire les suivantes.

Whitney Houston - I Will Always Love You



Avez-vous des inquiétudes spirituelles ? Un intérêt particulier pour l'ésotérisme ?

On dit des choses ici et là mais ce sont souvent des gens qui ne sont pas connectés au ciel qui affirment des choses sans savoir. Découvrez Samael et la gnose qu'il nous a transmise dans ses oeuvres. Il a répondu pratiquement à toutes les questions spirituelles qu'on peut se poser. Tout simplement, parce qu'il avait développé la faculté de se rendre dans les mondes internes, là où vont les morts mais pas seulement. Il a developpé une méthode en 3 points qui nous permet de retrouver le Divin en nous. Cela a pour nom les facteurs de Révolution de Conscience.

Il esiste deux approches différentes :

1/ Ceux qui ont besoin d'être convaincu, de découvrir les thèmes développés par la gnose, de nourrir le mental de vérités, pourront visiter le forum du Phare Gnostique : Samaël Aun Weor :

Forum de l'Arche Gnostique - Forum sur Samael Aun Weor


2/ Ceux qui sentent leur coeur prêt à s'ouvrir, qu'ils ont besoin juste d'une impulsion, qui sont prêt à communier avec leur Dieu Interne, à méditer et voyager dans l'astral. Ce qui vous conviendra sera le forum Don et Compassion :

 

Quelques questions, pour savoir si c'est des réponses que vous cherchez :

N°51 - Quelles sont les différentes parties de notre Etre ?

N°52 - Que faut-il faire de notre Lucifer ?

N°53 - Comment s'est passé la rencontre entre Samael et son Intime ?

N°54 - Où a-t-il fallu que l'intime de Samael aille chercher son Boddhisattwa ?

N°55 - Pourquoi doit-on aller rencontrer Anubis et les 40 juges de notre vivant ?

 

Si vous voulez connaître les réponses :

51 à 55 - Parties de l'Etre - Lucifer - Intime de Samael - Anubis


 

 

 
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Table des matières : 
Une passion dévorante
Les apparitions fantomatiques
Psychothérapie amoureuse
La confession de Méphisto
Les conséquences d'un oubli
Une si vague idée
Les mensonges du passé
Voir plus grand
La ballade de Méphisto
La tache rouge sale
Un ligand d'éternité
Génération "love in fun"
Les délires de Morphée
Qui ne dit mot consent
La fiancée de Gulliver
Les gestes de la passion
Le vertige du désir
Le monstre qui se cache
De la technologie à l'amour
Séquestration abusive
Une lettre pour te dire
Approche détournée
Pomme d'Amour
Ce qu'il m'en reste
Les sauveurs du monde
Un remords perpétuel
L'hôtel des plaisirs
Un harem chez les amazones
Les corps emmêlés
Inoubliable
Douze ans que ça durait déjà
Au bout de la vallée calcinée
La chute des souvenirs
Au pays des géants
L'oncle d'Amérique
Astral Voyager
Le matelas vibrant
Les retrouvailles séniles
Le ballet de la plage
Victime d'amnésie
Apothéose
Scènes omises